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lundi 15 février 2010
Tribune de l’opposition de mars 2010

- Enquête téléphonique de la municipalité pour installer un dispositif de vidéosurveillance au Plessis Robinson.
- Logement : l’accablant rapport de la fondation Abbé Pierre

Sécurité : apporter des réponses adaptées

A l’heure où nous écrivons ces lignes le débat public a été lancé par la municipalité par le biais d’une enquête téléphonique pour installer un dispositif de vidéosurveillance au Plessis Robinson.

Le coût de cette opération, sûrement voté en mars par la majorité municipale dans le cadre du budget 2010, est estimé aujourd’hui à 930 000 euros pour l’installation de 40 caméras sur le territoire du Plessis Robinson. En fonctionnement, chaque année, le coût pour la commune sera de 150 000 euros (l’équivalent de 5 à 6 personnes sur le terrain).

Nous ne sommes pas farouchement opposés à la vidéosurveillance qui peut présenter dans certains cas de véritables intérêts. Mais les conditions d’installation d’un tel dispositif et le cadre établi pour le contrôler sont importants. C’est pourquoi, nous avons réclamé en conseil municipal qu’un comité d’éthique indépendant soit mis en place pour surveiller ce dispositif. Pas de réponse à ce jour.

Ensuite au regard du coût important pour la commune, il convient de regarder si c’est de ce dispositif dont la ville a besoin pour lutter contre la délinquance. Il faut savoir que le taux de délinquance est en baisse de 11% sur Le Plessis. Le véritable problème est la délinquance des mineurs qui est bien supérieure au niveau national.

La question est donc : est-ce que la vidéo-surveillance est le meilleur outil et le meilleur investissement pour lutter contre la délinquance des mineurs ? Les caméras étant facilement repérables et leur implantation étant publique, on peut légitimement penser que les faits délictueux ne se produiront pas à leurs abords ou pourraient se produire à visage masqué.

Alors des caméras pourquoi pas mais selon le vieil adage « mieux vaut prévenir que guérir », nous avons tendance à vouloir privilégier ce qui peut empêcher les faits de délinquance plutôt que ce qui permet de les élucider. C’est simple, mais si les faits ne se produisent pas, il n’y a pas de recherches à faire.

Et en réalité, concernant les jeunes, nous avons tendance à penser que ce qui reste le plus efficace, c’est la mise en place de véritables outils éducatifs (police de proximité, éducateurs…) et nous continuons à penser que c’est le meilleur outil de lutte contre la délinquance des mineurs. Nous tenons cependant à saluer la mise en place d’un Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance qui peut répondre à ces questions. Mais il faut encore que la municipalité les pose réellement.

Au final, nous savons bien que ce type de dispositif se généralise dans notre pays. La première raison en est le désengagement de l’état sur de nombreux domaines y compris la sécurité avec la suppression massive de fonctionnaires de police. Peut-être que la première des questions se situe à ce niveau.

Le gouvernement de Lionel Jospin avait créé la police de proximité que Sarkozy, Ministre de l’intérieur, avait supprimé, mais Sarkozy président l’a finalement rétabli. Comme quoi la gauche n’a pas que de mauvaises idées, y compris en matière de sécurité.

Sans dogmatisme et idées préconçues nous sommes prêts à participer à un véritable débat sur cette question, à condition que le maire veuille bien l’ouvrir.

Logement : l’accablant rapport de la fondation Abbé Pierre

Plus aucun spécialiste des questions du logement, plus aucune personnalité politique ne conteste les chiffres publiés par la fondation Abbé Pierre sur le mal logement dans notre pays. Le constat est accablant. Dix (10) millions de personnes sont désormais concernées dont 600 000 enfants qui souffrent au quotidien de cette situation.

L’Etat a depuis plusieurs années multiplié les lois qui à chaque fois aggravent la situation. Regroupement des bailleurs, vente massive des logements sociaux, pénalisation des occupants par des dispositifs comme le surloyer etc.…Rien n’y fait, les chiffres sont têtus.

L’Etat a pourtant une responsabilité cruciale : celle d’être le garant de la solidarité et de l’égalité entre les citoyens. Le droit au logement est un droit constitutionnel, le droit au logement est reconnu par la Loi, l’Etat bafoue la Loi et la Constitution en permanence.

Dans le département des Hauts de Seine 100 000 demandes de logement sont en souffrance et le Président du Conseil Général M. DEVEDJIAN appuyé par sa majorité de droite entend revisiter les aides de plus en plus rares que l’Etat engage pour les constructions neuves. Rappelons que 14 communes toutes dirigées par la droite ne respectent toujours pas le critère minimum de 20 % de logements sociaux.

Il faudrait de l’avis de tous construire 500 000 logements par an dont environ 120 000 logements sociaux pour engager une résorption du nombre de mal logés et satisfaire les besoins de nos concitoyens. Le Sous secrétaire d’Etat M. APPARU multiplie les gesticulations pour masquer la réalité (330 000 logements construits en 2009) et propose des solutions sans que l’Etat n’y investisse le moindre euro. Le budget du logement pour la construction est passé de 800 millions d’euros en 2008 à 480 en 2010.

Il y a 1 800 000 logements vides dans notre pays mais M. APPARU refuse de faire jouer le droit de réquisition des préfets que 63 % des français approuvent par ailleurs.

Pendant ce temps là, notre maire démolit 65 logements sociaux récents avenue A. Briand, logements que la SEMPRO n’a pas entretenus depuis plus de 20 ans. Notre maire met en œuvre avec application la politique de vente des logements de la SEMPRO au mépris des besoins de centaines de robinsonnais en attente d’une solution de logement. Le "tous propriétaires", cela ne marche pas tout simplement parce que pour certains, payer un loyer est de plus en plus difficile et pour d’autres, payer un loyer est un rêve qui ne se réalise pas.

Comment dès lors ne pas approuver les propositions de la Fondation Abbé Pierre et des partis politiques de gauche qui prônent un véritable service public du logement. Il faut que l’Etat adopte enfin une attitude responsable face à ce fléau en inscrivant les dotations budgétaires indispensables. Le logement, c’est de l’emploi et de l’activité pour nos entreprises. Le logement a été malheureusement un des grands oublis du grand emprunt national cher à M. SARKOZY.

Construire du logement et en particulier du logement social abordable, c’est lutter notamment contre la précarité et la pauvreté qui gangrènent notre société.

Tout cela ne tient pas au hasard mais bien à une volonté politique délibérée d’abandonner une partie de nos concitoyens à leurs problèmes quotidiens. Cela vaut pour le logement comme pour d’autres secteurs de la vie tels l’école, la santé...

Les élus de la liste « Mieux vivre au Plessis Robinson »
B. Marquaille, B. Maubras, C. Leroy, M.L. Florentin, M. Hurpeau


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