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mardi 6 avril 2010
Tribune de l’opposition d’avril 2010

Philippe Pemezec cité à comparaître devant le TGI de Nanterre

Nous avons été contraint une nouvelle fois de citer à comparaître le maire du Plessis-Robinson devant le TGI de Nanterre pour injures grossières et répétées, en raison de son explosion lors du conseil municipal du 16 décembre parce que Benoît Marquaille a osé demander et revenir sur des événements graves survenus cet été à l’intérieur du commissariat de la police municipale !

« Connard » « J’ai pour vous le plus profond des mépris ! », « Le petit personnage que vous êtes… », « Il est hors de question, dorénavant, que je vous adresse la parole ! », « Vous êtes un falsificateur, vous êtes un menteur, vous ne nourrissez que des histoires de caniveau, vous êtres un petit minable politique ! », « Vous me donnez envie de vomir ! », « Vous êtes vous-même un voyou ! », « Vous transpirez la médiocrité, vous transpirez tout ce qui est nauséabond en politique ! », « Vous êtes un petit monsieur et vous le resterez, je crois, toute votre vie, un petit voyou ! »…

L’audience est fixée au 25 mai prochain devant la 18e chambre du Tribunal de Grande Instance de Nanterre. Le Maire devra alors enfin s’expliquer et exposer comment un édile peut injurier l’opposition de manière aussi systématique et violente en plein conseil municipal.

Mais que peut bien cacher le maire UMP du Plessis-Robinson à propos de sa police municipale pour se mettre dans cet état-là ?

Alors que nous posions une question sereinement au conseil municipal du 16 décembre 2009, déposée en Mairie cinq jours auparavant par écrit, le maire du Plessis-Robinson explose, se met dans une colère noire et insulte son opposition. Ainsi faisant Monsieur Pemezec bafoue la démocratie, le droit à l’information des élus et tout simplement la bienséance.

Nous ne l’interrogions pourtant que sur une affaire que nous avions déjà évoquée en conseil et dont nous avions d’ailleurs publié les éléments dans notre tribune de janvier. Il s’agissait de connaître les suites données à l’agression survenue au poste de police municipale le 22 juin dernier, lorsqu’un brigadier-chef de la police a tiré une balle dans le genou de son collègue.

Nous demandions alors des informations sur les enquêtes, sur les procédures engagées par la ville tant à l’égard des agents que des services… Or il est bien normal qu’en tant qu’élus nous nous interrogions sur le fonctionnement de la police municipale du Plessis-Robinson et sur les mesures prises dans cette affaire grave.

Mais poser ces questions met le maire dans un état de fureur indescriptible, refusant de répondre publiquement au conseil municipal et déversant son flot d’injures.

Il est vrai que grâce à notre insistance dans cette affaire, nous avons tout de même découvert que le maire du Plessis-Robinson a refusé à la victime qui le demandait, la protection de la commune en application de la loi due aux fonctionnaires victimes d’attaques dans le cadre de leurs fonctions, et s’est abstenu à l’inverse d’engager une procédure disciplinaire contre l’auteur du coup de feu.

Pourtant, le Procureur de Nanterre a poursuivi l’auteur des coups de feu pour le délit de « blessure involontaire par imprudence, ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à trois mois » et le procès s’est déroulé en début d’année devant le tribunal correctionnel. Mais curieusement, alors que la décision du tribunal correctionnel était attendue le 2 février 2010, le délibéré a été opportunément reporté au 30 mars prochain, soit postérieurement aux élections régionales.

Tous ces faits ne manquent pas de poser des questions sur le fonctionnement de la police municipale du Plessis-Robinson. Les réactions violentes du maire dès que l’on évoque cette affaire et l’absence de réponses aux questions des élus, voire la dissimulation sur les faits, risquent fort de compromettre la confiance que la population doit avoir dans sa police, à l’heure où l’on étend ses pouvoirs sans en contrôler les modalités.

Les élus de la liste Mieux vivre au Plessis-Robinson

B. Marquaille, B. Maubras, C. Leroy, M.-L. Florentin, M. Hurpeau


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