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mardi 1er juin 2010
Tribune de l’opposition de juin 2010

Quelle ville pour nos enfants ?
- Une ville qui perd de son humanité
- Cruelle désillusion sur la vente des logements locatifs sociaux

Aujourd’hui lorsqu’on se promène au Plessis-Robinson, force est de constater que l’on se sent de moins en moins en sécurité du fait des choix stratégiques du maire. Etes-vous passés au niveau du carrefour entre les avenues Edouard Herriot et Paul Langevin ?

Du fait des sens de circulation totalement anarchiques de la rue Amédée Usseglio, on a la désagréable surprise de voir débouler, à contresens s’il vous plait, un camion venant de cette rue Usseglio et traversant sans sourciller le nouveau terre-plein séparant les 2 fois 2 voies de l’avenue Paul-Langevin en direction de Châtenay-Malabry. Eh oui avec les nombreux ronds points, impossible pour lui de prendre la rue du Carreau et encore moins la rue Robert Duffour en épingle à cheveu ! Les riverains de la contre-allée de l’avenue E. Herriot sont eux contraints de faire un grand détour par le rond-point du Parc des Sports ou de faire demi-tour dans des conditions des plus périlleuses au niveau du carrefour. Pour l’environnement et la sécurité des piétons comme des automobilistes il y a mieux avouez. D’ailleurs en matière d’environnement le projet de futur parking d’une taille supérieure à ceux de Vélizy 2 réunis au niveau de la zone industrielle va encore davantage asphyxier notre commune du fait des bouchons engendrés (pour ceux qui ont récemment connu l’épisode de la fermeture des tunnels de Fresnes et d’Antony sur la A86 et la paralysie de Châtenay, Clamart et Le Plessis toute une matinée, ce n’était rien à côté de ce qui se profile pour demain).

Alors que le maire nous parle vidéo-protection, nous lui répondons prévention avec de vrais moyens humains. Dans les villes qui se sont dotées de caméras, le bilan est mitigé : si les crimes et délits ont dans l’ensemble diminué en revanche les atteintes à personnes ont augmenté. Les caméras serviront peutêtre à identifier les auteurs d’infractions mais pour quelle finalité ? Engorger encore davantage les tribunaux qui souffrent eux aussi d’un manque cruel de moyens ? C’est bien beau de faire de belles promesses « nous veillerons sur votre sommeil » mais les gens ne veulent pas être cambriolés du tout et non qu’on retrouve après coup leurs cambrioleurs qui se seront rendus insolvables et ne répareront jamais leur préjudice matériel et moral. Il est vrai que de toute façon les caméras n’attrapent pas les voleurs !

Une ville qui perd de son humanité

Comment accepter que le coeur de ville et l’avenue du Général de Gaulle soient dotés de nombreux commerces notamment de bouche et que le quartier de l’ancienne poste soit si triste ? On a une ville à 2 vitesses : ceux dont on soigne particulièrement le cadre de vie et les autres. Au lieu des écoles de taille humaine qu’on multiplierait pour répondre à l’augmentation de la population, on crée des usines à gaz où les enfants sont noyés dans le flot et n’ont pas le suivi individualisé qu’ils nécessiteraient. Alors que les personnels enseignants cherchent à améliorer les conditions d’accueil et d’apprentissage en dépit de moyens qu’on leur retire, ils ne peuvent pas accorder l’attention et le temps qui permettraient une réussite scolaire aux enfants.

Cruelle désillusion sur la vente des logements locatifs sociaux

Lors du conseil municipal d’avril, le maire nous a présenté une délibération concernant la prise en charge de l’entretien d’espaces verts de l’Office de l’Habitat 92. Si le sujet avait été été aussi banal qu’il le paraissait, nous aurions bien entendu accepté ce transfert de propriété. Mais le sujet est loin d’être anodin. Parmi les premiers logements sociaux vendus à leurs occupants, ceux de deux petits immeubles (propriété de l’Office Départemental 92) situés rue du Moulin Fidel, devaient servir de modèles : abattement du prix d’achat de 35 % sur la valeur des domaines, double ou triple prêt à taux 0 %, etc. tout était fait pour séduire le locataire et l’inciter à devenir propriétaire du bien qu’il occupait.

De l’arsenal mis au point à l’époque par Nicolas Sarkozy, président du Conseil Général des Hauts-de-Seine, relayé par le Maire Ph. PEMEZEC, rien n’était trop beau pour satisfaire à la devise devenue présidentielle : « Tous propriétaires ! »

Et puis là, patatras ! Les premières difficultés surgissent pour les anciens locataires appâtés par tant de beaux discours. Les charges de copropriété sont trop lourdes, ils ne peuvent y faire face et il faut rapidement trouver des solutions. Ils ne peuvent plus payer.

Monsieur le maire, jamais en panne d’idée (il faut sauver le principe), nous propose donc de transférer les charges sur la collectivité.

A une question qui lui était posée pendant le débat sur les limites d’un tel exercice, il répondit sans état d’âme : « si ces immeubles deviennent des copropriétés dégradées et bien nous les aiderons encore ! ». Belle perspective pour les copropriétaires et celles et ceux restés locataires.

Il ne s’agit pas là de jeter la pierre au locataire de bonne foi qui a cru aux sirènes de notre Maire. Mais si demain tous les immeubles concernés (OPH 92, SEMPRO..) subissent les mêmes problèmes, que fera t-il ?

Nous avions pourtant alerté à de nombreuses reprises sur les risques que faisaient peser de telles manoeuvres alléchantes sur des ménages malgré tout modestes. Nous avions malheureusement raison. Mais l’aveuglement politique l’a emporté. Aujourd’hui sauve qui peut !

Les élus de la liste Mieux vivre au Plessis-Robinson
B. Marquaille, B. Maubras, C. Leroy, M.-L. Florentin, M. Hurpeau


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