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mardi 21 mai 2013
Nouvelle modification du PLU
Pourquoi nous disons NON !

Pour la 3ème fois depuis le début de cette mandature (2008), le maire nous propose une modification du Plan Local d’Urbanisme (PLU  ) avec l’unique objectif de le mettre en conformité avec ses projets immobiliers. Pour faire simple, le maire change les règles pour les conformer à ses besoins.

Tant qu’il respecte la loi, un maire a presque tout pouvoir pour façonner une ville à sa guise, et P. Pemezec ne s’en prive pas depuis qu’il est aux commandes de la ville. La seule limite est en réalité celle du suffrage et pour que celui-ci puisse se faire en toute connaissance de cause, un décryptage s’impose. Puisque le maire ne s’en charge pas (« faites moi confiance »), il nous revient de le faire.

Préambule

Le PLU   est un document nécessairement technique, difficile à lire. Notre document d’analyse de la modification proposée par le maire l’est tout autant.

Ce document, transmis au Commissaire de l’enquête publique, fait une analyse technique de la modification proposée du PLU  , en regard des lois applicables, et démontre que la procédure choisie par le maire n’est pas appropriée. Il est en téléchargement direct sur notre site (ci-joint).

Au-delà des aspects purement techniques, l’enjeu n’est bien sûr pas d’avoir une procédure conforme à la loi mais de mettre en évidence les choix structurants (ou plutôt déstructurants pour certains) induits par les modifications. Nous avons donc également produit un document nettement plus lisible, résumant notre position, et se plaçant sur un plan plus politique, également téléchargeable (joint à cet article). Nous nous contentons ici d’un résumé de ce texte.

Pourquoi cette modification ?

Le Plan Local d’Urbanisme (PLU  ) est le principal document de planification locale de l’urbanisme au niveau communal (type de construction, hauteurs, zones inconstructibles …). Il remplace l’ancien Plan d’Occupation des Sols (POS) depuis 2004. Le PLU   est un document structurant s’appuyant sur un diagnostic concernant en particulier les besoins en habitat et équipements publics et prenant en compte en compte les contraintes environnementales.

Or, derrière le vocable technique, la modification proposée par le maire vise essentiellement à ajuster, pour la 3ème fois depuis le début de cette mandature, le PLU   à ses projets immobiliers. Il n’y a donc, derrière tout cela, rien d’autre qu’une mise en conformité d’un document structurant à des projets précis alors que, à l’inverse les projets devraient s’adapter au PLU  . Évidemment, avec ce genre de méthode, le PLU   ne sert à rien puisqu’il est sans logique et modifiable à loisir au gré des envies du maire.

L’objet de cette modification est donc simple : permettre juridiquement la réalisation de projets immobiliers :

  • la réalisation d’un programme de luxe sur l’emplacement de l’Ermitage et du Panoramic, au mépris évident du patrimoine environnemental et historico-culturel du Plessis,
  • la suppression du parc technologique et un projet immobilier sur le terrain de la cote Sainte-Catherine, inconstructible pour partie actuellement, avec comme justification grossière le déplacement de la zone réservée pour le lycée (si la Région Île-de-France refuse de faire un lycée sur le terrain actuellement réservé, pourquoi le ferait-elle sur un terrain voisin ?),
  • la restructuration complète du quartier Malabry-Aulnay,
  • la restructuration du quartier du carrefour Crolland-Résistance,
  • la modification de certains points réglementaires dont la portée, non évaluée ou minimisée, introduit des risques sur l’environnement, une dégradation du cadre de vie, des contradictions avec la loi…..

Un document illisible, une vision très particulière de l’avenir de la ville.

Nous constatons ainsi que les évolutions proposées rendent encore plus illisible le plan de zonage : il devient impossible de s’y retrouver pour un Robinsonnais non spécialiste. A force de modifications ponctuelles quasi-annuellement sans recherche de l’intérêt général, voire à son encontre, le PLU   actuel, à l’inverse de sa mission, illustre une absence de vision globale et cohérente de la ville. Les exemples les plus frappants de cette absence de vision, à moins que cela ne soit à dessein, ce qui serait encore plus grave, sont :

  • les changements incessants d’orientation des objectifs d’aménagement de la ZIPEC   (NOVEOS  ) et du Parc Technologique pour passer d’un objectif volontariste en termes de recherche de sociétés en 2008 (projet municipal du maire) à un projet immobilier se traduisant par des préemptions tous azimuts ;
  • le revirement complet (stratégique ?) concernant le (non) devenir de l’Ermitage et du Panoramic ;
  • le choix de modifier dans la précédente modification du PLU   (2011) une zone d’habitation pavillonnaire (dite le Hameau) en zone d’immeubles, choix que nous avions vigoureusement dénoncé et qui ne semble plus d’actualité (les préemptions ont cessé … pour le moment).

D’autres sont plus anecdotiques mais très représentatifs de la méthode. Il en va ainsi de l’ « exception » concernant « l’angle de la rue de Malabry et de la rue d’Aulnay sur un linéaire de 65m compte tenu de la configuration ’étriquée des terrains’ » (sur la zone considérée, les espaces verts devraient représenter au moins 30 %). Des terrains ‘étriqués’, il y en a beaucoup au Plessis. Doivent-ils tous faire l’objet d’ « exceptions », ou suffit-il d’attendre qu’ils soient à vendre afin que la municipalité puisse les préempter pour spéculer ?

Nous demandons

On le voit, au-delà même des accords ou désaccords que nous pouvons avoir sur tel ou tel projet, les revirements incessants nous font même d’ailleurs estimer que le maire ne manque pas seulement d’une vision pour la ville, mais qu’il aurait plutôt un dessein caché, peut-être inavouable, celui de se servir de la ville comme terrain grandeur nature pour jouer au Monopoly ?

Nous demandons en conséquence :

  • l’annulation de la procédure de modification,
  • la mise à profit de 2013 pour effectuer un diagnostic cohérent des effets des dernières évolutions urbaines, écouter et véritablement consulter la population,
  • l’intégration de l’opposition, des citoyens et des associations à ces réflexions sur le devenir du Plessis.

Compte tenu de l’approche des futures élections municipales, nous demandons au maire de mener ce travail de préparation mais de laisser à la future majorité le soin de réviser en profondeur le PLU   actuel pour donner à la ville une stratégie urbaine tournée vers l’avenir et l’intérêt général, en prenant en compte le futur Plan Local de l’Habitat de la CAHB   (Communauté d’Agglomération des Hauts de Bièvre) et le futur document d’aménagement et d’urbanisme de l’Île de France à l’horizon 2030 (SDRIF  ).


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